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Cheville

Prévenir l'entorse de cheville


Intérêt et fonctionnement d’une chevillère dynamique/sportive en prévention de l’entorse
 
Marc Orlu : Kinésithérapeute du sport
 
L’entorse de cheville représente à elle seule 20% des accidents sportifs, mais aussi 6000 consultations d’urgence par jour car elle survient aussi bien lors de la pratique sportive que dans la rue ou simplement à la maison en marchant sur le jouet que notre cher bambin a laissé traîner…
 
Il s’agit d’un mouvement forcé du pied en inversion (vers l’intérieur) avec une atteinte, le plus souvent isolée, du ligament collatéral latéral qui est composé de 3 faisceaux.
 
L’entorse bénigne correspond à une simple élongation du faisceau antérieur de ce ligament, l’entorse moyenne à une rupture partielle de ce faisceau antérieur et enfin l’entorse grave à une rupture complète de ce faisceau qui peut être associée à celle des faisceaux moyen et postérieur.
 
Cette entorse sera toujours accompagnée d’une douleur vive parfois syncopale, une sensation de craquement sera souvent décrite et l’apparition d’un hématome et d’un oedème péri malléolaire nous donnera quelques indications sur le degré de gravité de cette entorse.
 
Le protocole R.I.C.E. (Repos ? Icing ? Compression – Elévation) devra être mis en place rapidement pour permettre une meilleure évolution et une consultation médicale permettra d’éliminer les risques d’atteintes associées (fracture ou arrachement osseux d’insertion, luxation des tendons, etc.). Une immobilisation par strapping, ou mieux encore par une chevillère adaptée qui permettra de démarrer une rééducation précoce, sera mise en place rapidement afin d’accélérer la cicatrisation.
 
La rééducation aura pour but de lutter dans un premier temps contre l’amyotrophie, les raideurs et les troubles circulatoires, pour se poursuivre par une reprogrammation musculaire et proprioceptive.
 
C’est sur cette reprogrammation qu’il faudra insister en sachant qu’une entorse de cheville non ou mal rééduquée aura 2 fois plus de chance de récidiver lors de la reprise de l’activité sportive. C’est aussi à ce moment qu’il est fortement conseillé de porter une chevillère dynamique adaptée au sport.
Cette chevillère devra être confortable, de mise en place aisée, ne pas gêner dans la chaussure et aura un double but : protéger l’articulation en limitant les mouvements forcés et permettre à la cheville, contrairement aux idées reçues, de continuer à améliorer le travail proprioceptif.
En effet la cheville étant bien protégée, le sportif pourra en confiance travailler dans des amplitudes articulaires plus importantes en laissant le soin à la chevillère de jouer son rôle de rappel proprioceptif.
 
ZAMST, leader sur le marché des protections articulaires pour sportif, nous propose des chevillères répondant tout à fait à ces attentes. Les différents modèles sont fabriqués dans des matières élastiques respirantes les rendant très confortables même lors d’effort assez long, tout en assurant une bonne compression de la cheville. La mise en place se faisant par l’arrière du pied, elles sont faciles à enfiler et à retirer. Les renforts ou coques (suivant les modèles) stabilisent de façon très efficace la cheville pendant que les bandes de maintien ajustables, tel un strapping, assurent une limitation des mouvements anormaux ainsi qu’un excellent rappel proprioceptif.



ENTORSE DE CHEVILLE :
DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE…
Coques thermoformées pour
Dr Gérard MURGUES : Médecin du sport/Commission médicale FFBB.
 
 
Numéro un des traumatismes sportifs, toutes disciplines confondues, l’entorse de cheville a largement bénéficié de l’apport du traitement fonctionnel mis en place depuis une vingtaine d’années, pourtant les récidives demeurent fréquentes, preuve que la prise en charge reste perfectible.
 
La relecture des données de la littérature médicale concernant la cicatrisation ligamentaire doit nous conforter dans notre logique de prescription après l’accident et nous inciter à mieux prévenir les rechutes.
 
La lésion ligamentaire, partielle ou totale, génère une succession de réactions visant à obtenir une réparation des tissus lésés. Cette cicatrisation, après le temps initial de comblement de la brèche vasculaire en cas d’hémorragie, va se dérouler en trois étapes :
- la phase inflammatoire permet la détersion des lésions et la mise en place des éléments de réparation, les fibroblastes (durée de cette phase, une semaine)
- la phase de réparation avec la multiplication locale des fibroblastes et l’apport du collagène réparateur (durée de cette phase, plusieurs semaines, trois à six)
- la dernière phase dite de maturation qui va permettre la transformation du collagène et au ligament de retrouver très lentement ses propriétés mécaniques (durée de cette phase, plusieurs mois ; en trois à six mois le ligament n’a retrouvé que 50% de sa solidité originelle !...).
 
Sur le plan pratique, nous devons nous servir de ces données et tout mettre en oeuvre pour favoriser la cicatrisation :
- protocole RICE de suite afin de limiter le saignement, l’oedème et la douleur
- ne pas prescrire d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, illogiques durant la première phase, et se contenter du Paracétamol comme antalgique
- préconiser une mobilisation précoce qui permettra une cicatrisation plus rapide et de meilleure qualité à condition que les sollicitations soient légères sur le tissu cicatriciel (port d’une orthèse amovible pour la marche)
 
La reprise de l’appui dès l’indolence, la marche, la kinésithérapie précoce et l’utilisation d’orthèse optimisera cette réparation tissulaire, mais au terme de cette phase le sportif doit être informé que son ligament n’a pas retrouvé ses qualités initiales et qu’il doit bénéficier d’une protection pendant trois à six mois (strapping ou orthèse lors de la reprise sportive), afin d’éviter une récidive précoce, trop souvent constatée par méconnaissance de ces données de la cicatrisation ligamentaire.



 
PRISE EN CHARGE ET PREVENTION
 
Jean-Paul Andrea : Kinésithérapeute de l’Equipe de France senior A masculine de Volley-Ball
 
L’entorse de cheville demeure la première pathologie en traumatologie du sport, tous sports confondus, et le volley-ball n’échappe pas à cette statistique. Elle se définit comme étant une lésion ligamentaire suite à un mouvement forcé de l’articulation pour laquelle on distingue trois stades de gravité :
• Stade 1 est une simple distension du ligament
• Stade 2 présente la rupture partielle d’un faisceau
• Stade 3 est la rupture totale du ligament
 
L’articulation de la cheville possède un certain nombre de ligaments couvrant ses quatre faces et qui, avec les muscles périphériques, assurent la stabilité de celle-ci. Dans le mécanisme de l’entorse dite en inversion, c’est le ligament latéral externe qui est le plus souvent touché, et plus particulièrement son faisceau antérieur. Il faut cependant procéder à un examen précis et rigoureux afin d’évaluer l’importance des lésions et rechercher d’éventuelles pathologies associées (arrachement osseux, fracture, lésion tendineuse etc.). Cet examen fera suite à un interrogatoire qui déjà apportera un certain nombre d’informations importantes sur les circonstances de survenue.
 
LES CAUSES
Dans la pratique du volley-ball, l’entorse de la cheville survient le plus souvent lors de la réception d’un saut sur le pied de l’adversaire ayant franchi la ligne médiane sous le filet. On peut l’observer également sur un changement de direction lors d’une course, ou encore sur une reprise d’appui mal contrôlée. Enfin, lors des entraînements, bon nombre de volleyeurs ont été victimes de ballons circulant au mauvais moment sous les pieds de ces derniers.
Les facteurs favorisants
• La fatigue, diminuant la concentration et la vigilance.
• Les problèmes d’appuis, qui dans certains cas précis et justifiés peuvent conduire au port de semelles orthopédiques.
• D’autres déséquilibres morphostatiques ou morphodynamiques.
• Les entorses mal soignées.
 
LA PREVENTION
C’est le meilleur moyen de réduire au maximum la survenue des entorses.
Les points suivants peuvent y contribuer :
1. Les chaussures
Trop souvent les chaussures sont largement usées avant que le joueur se décide à les changer. Ceci constitue un risque non négligeable.
2. Un échauffement de bonne qualité
3. Une bonne récupération après l’effort
4. La proprioception
Elle ne doit pas être réservée uniquement à la rééducation mais doit être pratiquée toute l’année, doit faire partie intégrante de l’échauffement ou de la préparation physique. Une place toute particulière doit lui être faite dans la période de décembre à février, où on observe une recrudescence de blessures liée à une fatigue des organismes à ce moment de l’année. Elle sera associée au renforcement de tous les groupes musculaires de la cheville.
5. L’utilisation d’orthèses ou chevillères ou protections articulaires
Dans certains pays elles sont obligatoires et spécifiées dans le contrat des joueurs professionnels. Il en existe différents modèles, adaptés aux besoins du moment. Elles doivent assurer une bonne stabilité de la cheville sans négliger le confort. Elles doivent être adaptées au pied du sportif, il faut donc respecter les tailles proposées. On entend souvent dire que le port de ces orthèses fragilise à la longue la cheville. Il n’en est rien des chevillères qui conservent à l’articulation un certain degré de liberté, la laissant toujours active dans sa composante proprioceptive.
Elles ont pour but de renforcer la stabilité sans se substituer au rôle actif de l’articulation. Toutes les orthèses ne répondent pas à ces critères. En cas de doute, se renseigner auprès de son médecin ou de son kiné.
6. Prévention des récidives
Après une première entorse, même bénigne, la rééducation doit être précoce et menée jusqu’au bout. Il ne doit pas persister de raideurs articulaires avec perte d’amplitude, ou de faiblesses sur le plan musculaire.
Ceci pourrait déboucher sur une récidive ou des compensations sur d’autres articulations en amont, ce qui exposerait celles-ci à différents types de pathologie (tendinite, entorse, problèmes de dos etc.)
7. L’hygiène de vie
La fatigue, le manque de sommeil, les déséquilibres alimentaires, la consommation d’alcool, l’insuffisance d’hydratation pendant et après l’effort, la fatigue en terme d’influx nerveux, liée aux ”stress“ occasionné par l’abus de jeux vidéo avant une compétition ou un entraînement, sont autant de facteurs qui augmentent le risque de blessures. Il convient donc de respecter quelques règles de base.
8. Corriger les déséquilibres morphostatiques ou dynamiques.
Ceux-ci sont mis en évidence lors d’un examen minutieux pratiqué par un kinésithérapeute, en début de saison de préférence pouvant déboucher sur un programme personnalisé d’étirements et/ou de renforcement de tel ou tel groupe musculaire.
 
CONCLUSION
Ce qu’il faudrait retenir de cette pathologie, fréquente dans l’activité sportive :
• Avant tout les moyens de PREVENTION
• En cas d’accident, sur le terrain avoir le réflexe R.I.C.E. examen rigoureux par le médecin rééducation dès le lendemain et conduite jusqu’à récupération complète tant dans le domaine des amplitudes articulaires, que celui du renforcement musculaire et du travail proprioceptif.
• Il s’agit de remettre le joueur dans les conditions d’entraînement.
Les 8 ou 10 premiers jours il sera sous contentions adhésives (strapping), pour être relayées par des orthèses adaptées à la pratique du sport.
 
 

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