Le genou est l'articulation la plus sollicitée, et l'une des plus exposées, chez le sportif.
Sauts, courses, changements d'appui, pivots : à chaque geste, il encaisse plusieurs fois le poids du corps. Résultat, la douleur de genou est l'un des motifs de consultation les plus fréquents chez les sportifs.
Mais « mal au genou » ne veut pas dire grand-chose tant qu'on n'a pas identifié d'où vient la douleur : sous la rotule, sur le côté, en profondeur… chaque zone raconte une histoire différente, et appelle une réponse différente. Cette page vous aide à reconnaître l'origine de votre douleur, à adopter les bons réflexes, et à choisir le maintien adapté pour continuer - ou reprendre le sport en confiance.
⚠️ Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical. En cas de gonflement immédiat, de sensation de genou qui « lâche », de blocage ou d'impossibilité de poser le pied, consultez rapidement un professionnel de santé.
D'où vient votre douleur au genou ?
Identifier la zone qui fait mal est la clé pour bien réagir. Voici les quatre douleurs de genou les plus courantes chez les sportifs :
- Sous la rotule, à l'avant — souvent une tendinopathie rotulienne (le « genou du sauteur »). Typique des sports de saut et de réception répétés (basket, volley). La douleur apparaît à la pointe de la rotule, au saut ou en descente.
- Sur la face externe du genou — évoque le syndrome de l'essuie-glace (frottement de la bandelette ilio-tibiale). C'est la blessure du coureur de fond par excellence : douleur externe qui s'installe après un certain temps de course et oblige à s'arrêter.
- Autour de la rotule, diffuse — le syndrome fémoro-patellaire, aggravé par les escaliers, la position assise prolongée ou les flexions répétées.
- En profondeur, avec instabilité — après une torsion ou un choc, une sensation de genou qui se dérobe évoque une atteinte ligamentaire (ligament latéral interne, voire croisé). Un gonflement rapide ou un craquement au moment du traumatisme doit amener à consulter.
🔗 Pour aller plus loin sur le syndrome de l'essuie-glace : comment soulager la douleur de la bandelette ilio-tibiale
Que faire face à une douleur au genou »
Dans la phase douloureuse, les principes de base restent les mêmes que pour toute atteinte articulaire : mettre au repos relatif le genou, glacer 15 à 20 minutes plusieurs fois par jour, et éviter les gestes qui reproduisent la douleur. Passé la gêne aiguë, l'objectif n'est pas l'immobilisation prolongée mais une remise en charge progressive, associée à un renforcement musculaire (quadriceps, fessiers) et à un travail de proprioception : c'est ce qui rend le genou plus stable et limite les rechutes.
Certains signes imposent en revanche un avis médical sans attendre : un gonflement rapide et important, une sensation de genou qui se dérobe, un blocage (genou coincé en flexion), ou une douleur qui ne cède pas après quelques jours.
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