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Rupture du LCA : combien de temps pour récupérer et reprendre le sport ?

En bref

  • Une rupture du ligament croisé antérieur (LCA) impose le plus souvent une chirurgie, puis 9 à 12 mois de rééducation avant de retrouver son sport.
  • La reconstruction se fait avec une greffe prélevée sur le patient (autogreffe) ou sur un donneur (allogreffe) ; chez le jeune sportif, l’autogreffe reste le choix privilégié.
  • La récupération suit des étapes : douleur et amplitudes, force, proprioception, course à partir du 4e mois, pivots et contacts en fin de parcours.
  • La technique BEAR répare le ligament au lieu de le remplacer : à deux ans, ses résultats sont comparables à ceux d’une reconstruction par les ischio-jambiers.
  • Le retour au sport se décide sur des critères et non pas sur une date : force du quadriceps et tests fonctionnels à moins de 10 % d’écart avec l’autre jambe.


Le long parcours de la rééducation du LCA

Aucun sportif n’a envie d’entendre les mots « rupture du LCA » : il sait ce qui l’attend. Un parcours long et exigeant, qui passe le plus souvent par la chirurgie, puis par la rééducation. La reconstruction du ligament croisé antérieur consiste à remplacer le ligament rompu. Ces blessures surviennent typiquement sur un arrêt brutal suivi d’un changement de direction, dans des sports comme le basket, le football, le football américain ou le volley. Pour reconstruire le ligament, le chirurgien prélève une greffe ailleurs dans le corps (autogreffe) ou la prend sur un donneur (allogreffe). Et une fois l’opération passée, le plus dur reste à venir : il faut compter en général 9 à 12 mois de rééducation avant de retrouver son sport, souvent plus d’un an chez les professionnels.

Les différentes greffes utilisées

Chez le jeune sportif, l’autogreffe reste le choix privilégié : les allogreffes, prélevées sur un donneur, s’accompagnent d’un taux d’échec plus élevé, d’un coût supérieur et d’un risque de nouvelle rupture plus important.1 La référence historique est la greffe os-tendon rotulien-os (technique de Kenneth Jones), surtout en raison de son ancienneté et de son usage très répandu. La deuxième autogreffe la plus utilisée est celle des tendons des ischio-jambiers (DIDT). Sa principale limite tient au risque d’échec du greffon : il est plus élevé qu’avec une greffe os-tendon rotulien-os, et semble concerner davantage les jeunes femmes.2 Une troisième option gagne du terrain, celle du tendon quadricipital. Une revue systématique récente n’a pas mis en évidence de différence significative avec les deux autres autogreffes. D’autres travaux seront nécessaires pour dire si la référence doit changer.

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Combien de temps dure la récupération ?

Il faut compter au minimum 9 mois, et le plus souvent un an, avant de reprendre pleinement son sport. Les personnes qui ne pratiquent pas de sport retrouvent en général la plupart de leurs activités autour de 6 mois. Le déroulé, à quelques variantes près, ressemble à ceci :

Semaines 0 à 2

  • Gestion de la douleur et du gonflement.
  • Travail des amplitudes articulaires et de la force du
    quadriceps.

Semaines 3 à 8

  • Récupération complète des amplitudes et de la force.
  • Retour à une marche normale.
  • Travail de l’équilibre et du renforcement.

Mois 2 à 4

  • Contrôle fonctionnel des fessiers.
  • Proprioception et exercices kinesthésiques.
  • Mouvements latéraux.
  • Progression du travail cardiovasculaire.

Pas de course avant 4 mois, et seulement si tous les
critères sont remplis.

Mois 4 à 9

  • Programme de reprise de la course.
  • Progression en pliométrie et en agilité.
  • Progression vers les critères de retour au sport.

Mois 9 à 12

  • Reprise des entraînements sans contact.
  • Passage progressif aux situations de contact à
    l’entraînement.
  • Retour à la compétition.

La technique BEAR, une nouvelle voie chirurgicale

Dans le sport et en orthopédie, tout le monde cherche la technique qui accélérera la cicatrisation et le retour au terrain. Autogreffes et allogreffes sont utilisées depuis longtemps, avec de bons résultats. Il y a pourtant des échecs : certains sportifs ne retrouvent jamais leur discipline, ou n’ont plus le sentiment d’être le même athlète. On pensait d’ailleurs qu’il était impossible de conserver le ligament lui-même, jusqu’à la mise au point de la technique BEAR (Bridge-Enhanced Anterior Cruciate Ligament Repair).

La BEAR associe une suture du LCA à une matrice extracellulaire, placée entre les deux extrémités rompues du ligament pour favoriser la cicatrisation du ligament d’origine plutôt que son remplacement par un tendon. Murray et ses collègues ont mené la première étude évaluant les résultats 12 à 24 mois après une intervention BEAR.3 À deux ans, ils observent des résultats comparables à ceux d’une reconstruction par autogreffe des ischio-jambiers. De quoi changer les perspectives des sportifs confrontés à une rupture du LCA.

Le retour au sport

C’est souvent l’étape la plus difficile, physiquement comme mentalement. La rééducation épuise, et la peur de se reblesser est fréquente au moment de retrouver le terrain. Rien d’étonnant après un parcours aussi long, et d’où l’importance de respecter les critères de retour au sport et de laisser au corps le temps de cicatriser. Ces critères reposent en général sur la force du quadriceps et sur des tests fonctionnels d’agilité : l’écart avec la jambe saine doit rester inférieur à 10 %.

Les blessures du genou peuvent être un coup dur pour les sportifs, en particulier entre 14 et 19 ans, à un âge où la croissance n’est pas terminée. À noter : l’incidence des ruptures du LCA est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Pendant la reprise après une chirurgie du LCA, une genouillère ligamentaire comme la ZK-X apporte un maintien ferme du genou. Que l’objectif soit de prévenir la blessure ou d’accompagner la reprise après l’opération, protéger son genou en compétition compte. Zamst associe confort et maintien pour vous permettre de continuer à pratiquer le sport que vous aimez.
Le port d’une genouillère et le calendrier de reprise se décident avec votre chirurgien et votre kinésithérapeute : eux seuls connaissent votre greffe et votre évolution.

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FAQ

Comptez au minimum 9 mois, et le plus souvent un an, avant un retour complet au sport ; souvent plus d’un an chez les sportifs professionnels. Sans reprise sportive, la plupart des activités redeviennent possibles autour de 6 mois.

C’est une réparation du LCA : au lieu de remplacer le ligament par un tendon, le chirurgien le suture et place entre ses deux extrémités une matrice qui favorise sa cicatrisation. À deux ans, les résultats publiés sont comparables à ceux d’une reconstruction par autogreffe des ischio-jambiers.

La course n’est en général pas reprise avant le 4e mois, et uniquement si les critères fixés par l’équipe soignante sont remplis. Le retour au sport, lui, repose sur la force du quadriceps et sur des tests fonctionnels montrant moins de 10 % d’écart entre les deux jambes.

Le choix revient évidemment au chirurgien. La référence historique est la greffe os-tendon rotulien-os ; les tendons des ischio-jambiers constituent la deuxième autogreffe la plus utilisée, avec un risque d’échec un peu plus élevé, en particulier chez les jeunes femmes. Le tendon quadricipital donne des résultats comparables dans une revue systématique récente.

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A propos de l'auteur

Evan Jeffries est kinésithérapeute, titulaire d’un doctorat en kinésithérapie (DPT) de l’University of St. Augustine for Health Sciences. Fondateur d’Evolving Motion, il possède une solide expertise du système musculo-squelettique et a pris en charge de nombreuses affections orthopédiques, avec une approche proactive de la santé et du mode de vie. Il intervient aussi régulièrement sur les réseaux sociaux comme analyste des blessures, notamment celles des joueurs de NBA. Vous pouvez le suivre sur TikTok, Instagram et X : @gameinjurydoc



Sources :
1. Duchman KR, Lynch TS, Spindler KP. Graft selection in anterior cruciate ligament surgery: who gets what and why? Clin Sports Med. 2017;36:25-33.
2. Slone HS, Romine SE, Premkumar A, Xerogeanes JW. Quadriceps tendon autograft for anterior cruciate ligament reconstruction: a comprehensive review of current literature and systematic review of clinical results. Arthroscopy. 2015;31:541-554.
3. Murray MM, Kalish LA, Fleming BC, et al. Bridge-Enhanced Anterior Cruciate Ligament Repair: two-year results of a first-in-human study. Orthop J Sports Med. 2019;7(3).

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