Le long parcours de la rééducation du LCA
Aucun sportif n’a envie d’entendre les mots « rupture du LCA » : il sait ce qui l’attend. Un parcours long et exigeant, qui passe le plus souvent par la chirurgie, puis par la rééducation. La reconstruction du ligament croisé antérieur consiste à remplacer le ligament rompu. Ces blessures surviennent typiquement sur un arrêt brutal suivi d’un changement de direction, dans des sports comme le basket, le football, le football américain ou le volley. Pour reconstruire le ligament, le chirurgien prélève une greffe ailleurs dans le corps (autogreffe) ou la prend sur un donneur (allogreffe). Et une fois l’opération passée, le plus dur reste à venir : il faut compter en général 9 à 12 mois de rééducation avant de retrouver son sport, souvent plus d’un an chez les professionnels.

Les différentes greffes utilisées
Chez le jeune sportif, l’autogreffe reste le choix privilégié : les allogreffes, prélevées sur un donneur, s’accompagnent d’un taux d’échec plus élevé, d’un coût supérieur et d’un risque de nouvelle rupture plus important.1 La référence historique est la greffe os-tendon rotulien-os (technique de Kenneth Jones), surtout en raison de son ancienneté et de son usage très répandu. La deuxième autogreffe la plus utilisée est celle des tendons des ischio-jambiers (DIDT). Sa principale limite tient au risque d’échec du greffon : il est plus élevé qu’avec une greffe os-tendon rotulien-os, et semble concerner davantage les jeunes femmes.2 Une troisième option gagne du terrain, celle du tendon quadricipital. Une revue systématique récente n’a pas mis en évidence de différence significative avec les deux autres autogreffes. D’autres travaux seront nécessaires pour dire si la référence doit changer.
